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Histoire des noms des rues Imprimer Envoyer

Cette rubrique s'étoffera jour après jour de l'Histoire des noms des Rues de notre Ville et des récits anecdotiques y trouveront leur place. Nous comptons sur la mémoire des Anciens pour alimenter cette rubrique.

 

Rue Georges Clémenceau

Pour commencer voici l'histoire de "LA GRAND'RUE".

Elle porte le nom de Georges Clémenceau qui vécut entre 1841 et 1929. Celui-ci fut successivement Médecin, Député, Journaliste, Ministre, Président du Conseil et Académicien.

Il fut aussi "détenu" pour avoir proclamé tout seul la République en 1863 sur la Place de la Bastille. Napoléon III avait moyennement apprécié...

Sous la 3ème République, chef de file des radicaux et député depuis 1876, il s'oppose à la politique coloniale de Jules Ferry.

Journaliste à l'AURORE de 1893 à 1902 il soutient le Capitaine DREYFUS.

En 1906, il est nommé Ministre de l'Intérieur, "premier flic de France".

En novembre 1917, alors Président du Conseil, il déclare "...je fais la guerre, politique intérieure je fais la guerre, politique extérieure, je fais toujours la guerre". A la fin de celle-ci il fut consacré "Père la Victoire" mais ne sera pas élu Président de la République en 1920.

Enfin, acquéreur d'une propriété à Bernouville il fréquente les habitants du Vexin, au moins ceux qui partagent avec lui le goût de la chasse sur le plateau et pêche dans la vallée de l'Andelle.

 

Rue Aristide Briand

Parmi les hommes politiques de la IIIème République (1870 - 1940), Aristide Briand connut une des plus longues carrières ministérielles : onze fois ¨Président du Conseil  et plus de vingt fois ministre, le plus souvent des Affaires étrangères.

 

28 mars 1862, naissance d'Aristide Briand, à Nantes, dans une famille de cafetiers d'origine paysanne. Après des études de droit, Briand devient avocat et journaliste. Il s'inscrit au barreau de Saint-Nazaire avant de s'installer à Paris où il travaille à la Lanterne, journal populiste et anticlérical d'Eugène Mayer. Aux côtés de Jean Jaurès, il s'efforce de maintenir unis les courants qui s'affrontent au sein du mouvement socialiste.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Briand devint un ardent partisan de la paix et œuvra sans relâche pour un rapprochement franco-allemand, avant de défendre devant la Société des Nations (SDN) un projet novateur d'union européenne dans une période particulièrement troublée de l'Histoire.
Parmi les hommes politiques de la IIIème République (1870 - 1940), Aristide Briand connut une des plus longues carrières ministérielles : onze fois ¨Président du Conseil  et plus de vingt fois ministre, le plus souvent des Affaires étrangères.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Briand devint un ardent partisan de la paix et œuvra sans relâche pour un rapprochement franco-allemand, avant de défendre devant la Société des Nations (SDN) un projet novateur d'union européenne dans une période particulièrement troublée de l'Histoire.
En 1909 il succède à Georges Clemenceau à la présidence du Conseil. Ministre de l'intérieur, il fait adopter, entre autres, la loi sur les retraites ouvrières et paysannes (avril 1910).
1914/1918 - Briand entre dans un cabinet "d'union sacrée" en qualité de garde des Sceaux, vice-président du Conseil et apporte son soutien au commandement lors de la bataille de la Marne. Chef du gouvernement et ministre des affaires étrangères pendant près de deux ans (1915-17), Briand joue un rôle important, notamment en organisant l'expédition de Salonique et en coordonnant l'action militaire et économique avec les Alliés.
À l'issue de la guerre, partisan d'une stricte application du traité de Versailles, Aristide Briand est de ceux qui entendent obliger l'Allemagne à payer les réparations de guerre. Il abandonne toutefois rapidement cette politique de fermeté pour une politique de paix dans le cadre de la Société des Nations (SDN) et oeuvre dès lors pour le rapprochement avec l'Allemagne.
Délégué de la France à la Société des Nations (SDN), Briand s'efforce de faire prévaloir une politique de conciliation, conscient que le rapprochement franco-allemand ne peut se faire qu'au prix de certaines concessions. Il représente la France aux Accords de Locarno en 1925.
De nouveau ministre des affaires étrangères, Briand poursuit sa politique de réconciliation avec l'Allemagne, seul moyen d'assurer une paix durable en Europe. Il se rapproche de son homologue allemand, Gustav Stresemann, également partisan d'une politique conciliatrice.

Le prix Nobel de la Paix 1926 est décerné à Aristide Briand et à Gustav Stresemann.
Après les Accords de Locarno, Briand a soutenu la candidature de l'Allemagne à la SDN où elle est admise en 1926.

1927 - Début d'une ère nouvelle annonçant la fin de l'antagonisme franco-allemand pour certains, les Accords de Locarno et l'admission de l'Allemagne à la SDN ne sont toutefois pour Aristide Briand qu'un premier jalon. Il pense notamment que l'absence des États-Unis à la SDN en affaiblit la portée. Briand s'emploie donc à faire renoncer les États-Unis à leur isolationnisme. En appelant "à la nation américaine", il rencontre le soutien de ses puissantes associations pacifistes.

Le 27 août 1928, la signature du pacte Briand-Kellogg, du nom du secrétaire d'État américain qui l'a négocié avec Briand, met la guerre "hors-la-loi" :
"Article 1er : Les Hautes Parties contractantes déclarent solennellement au nom de leurs peuples respectifs qu'elles condamnent le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux et y renoncent en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles.
Article 2 : Les Hautes Parties contractantes reconnaissent que le règlement ou la solution de tous les différends ou conflits, de quelque nature ou de quelque origine qu'ils puissent être, qui pourront surgir entre elles, ne devra jamais être recherché que par des moyens pacifiques."

En septembre 1929, Briand, président du Conseil, prononce à Genève un discours novateur devant l'Assemblée générale de la Société des Nations (SDN). Il reprend une idée émise notamment par le comte Coudenhove-Kalergi, diplomate autrichien fondateur du mouvement Pan-Europa, et suggère la création d'une union régionale, une "fédération européenne".

En mai 1930, Briand, ministre des affaires étrangères, adresse aux délégués des vingt-sept Etats européens membres de la Société des Nations (SDN) son mémorandum en faveur d'une "fédération européenne" qui ne reçoit pas le même accueil que son discours à la SDN et son action se heurte, en France comme dans le monde, à des résistances de plus en plus fortes. Le 23 septembre 1930, une commission d'études est créée. Aristide Briand en est élu président. Chargée d'étudier les modalités d'une éventuelle collaboration au sein de l'Europe, elle ne peut cependant aboutir à aucun résultat.
Aristide Briand s'éteint le 7 mars 1932, à Paris. Surnommé le "pèlerin de la paix", Aristide Briand n'a cessé tout au long de sa carrière diplomatique de multiplier les occasions d'établir la paix en Europe. Son projet d'union européenne ne résiste malheureusement pas à la crise économique et à la montée des dictatures.

 

 

 

 
 

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