|
Etrépagny a commémoré le 150ème anniversaire de la naissance de Louis Anquetin tout au long du week-end des 24 et 25 septembre 2011.
Après une courte cérémonie avec dépôt de gerbes par la Mairie et l'Association Loisirs et Cultures, ainsi que par M. ROCHETTE, Président de l'Académie Louis Anquetin, une plaque a été dévoilée sur la façade de la maison de naissance du Peintre, actuelle boucherie Boutigny.
L'exposition d'un grand nombre d'oeuvres, de photographies et de documents divers a rencontré un vif succès durant ces deux jours.

|

|
"ETREPAGNY" Son nom vient du bas-latin Sterpinacum qui signifie "couvert de racines". Occupation romaine. Lieu de villégiature du roi Dagobert Ier, érigée en forteresse à l'époque ducale, Etrépagny fut au XVIe siècle la propriété de Marie de Bourbon, duchesse de Longueville et de la famille Turgot au XVIIIe siècle. Le bourg fut ravagé par une colonne prussienne pendant la guerre de 1870.(1)
|
|

|
La Ville donna à la Peinture Louis Anquetin, peintre expressionniste, il était l’ami de Vincent Van Gogh et d’Henri de Toulouse Lautrec et de Maurice Denis.Il vivait à l’angle du carrefour de la rue Georges Clémenceau et de la rue du Maréchal Foch, avec ses parents Georges Anquetin et Rose-Félicité Chauvet qui tenaient la boucherie (qui existe encore aujourd’hui). Petit déjà la peinture était une de ses passions. Passion qui le suivit, puisque après avoir obtenu son baccalauréat, il entreprit des études de peinture à Paris à l’école des Beaux Arts (1887). Son travail était très prometteur. Né le 26 janvier 1861 à Etrépagny, mort à Paris en 1932 il est enterré dans le cimetière d’Etrépagny où il repose encore aujourd’hui. Il a donné son nom au Collège de la ville. |
|
|
|
|
Jean Fernand TROCHAIN dit Fernand-Trochain (1879/1969), sans être né à Etrépagny, a laissé comme souvenir une fresque gigantesque dans la salle des Mariages. Il est répertorié dans le Dictionnaire des Peintres de Montmartre. |
|

|
François DECORCHEMONT (1880-1971), natif de Conches en Ouches réalisa les vitraux de l'église d'Etrépagny détruits à la suite de l'incendie de l'église en 1929 et grâce aux efforts de l'abbé Le Plénier et à la générosité des paroissiens. Il mit au point une technique pour travailler la pâte de verre jusqu'à aboutir à une nouvelle matière : la pâte de cristal. Bon chétien il se consacra à l'art du vitrail dès les années 1930 et après la guerre il se consacra plus particulièrement aux vitraux notamment dans notre région.
|
|
Grandin de Mansigny était issu d’une famille noble d'Etrépagny (1) et des environs au XVIIème siècle. Ils émigrent, lui et sa famille, vers l'île de Saint Domingue au début du XVIIIème siècle puis vers Guérande. On les retrouve dans la Manche au XIXème siècle. |
 |
Francis SUTTIL, fils de Francis SUTTIL dit "Prosper" recueille documents et témoignages relatifs à la vie du réseau construit par les britanniques en 1941. Rares furent les acteurs, encore plus rares sont les survivants, d'autant qu'en juin 1943 une série d'arrestations et de déportations a décimé les groupes du réseau Prosper. Sous les 2 ans, M. SUTTIL publiera l'histoire de cette époque. Le 9 avril 2011 il a passé une journée à Etrépagny, interviewant longuement, Robert ARTAUD, dont la mémoire est encore excellente, visitant, photographiant, identifiant sur les cartes de l'IGN les lieux où se sont déroulées les principales actions, récupérant les photographies, récits, dates, identités. M. ARTAUD l'a accompagné sur le site des 4 parachutages de containers en bordure du Génétray et a raconté très précisément le déroulement des opérations : "Par une nuit sans lune, les équipes étaient convoquées par message radio. Depuis "les marronniers" le petit groupe d'accueil s'engageait par le chemin conduisant au "chalet", résidence des Thiercelin et à travers champs regagnait le bois du Génétray pour préparer le terrain. Ils creusaient une série de trous disposés en L. Au fond de chacun ils disposaient des chiffons imbibés d'essence qui seraient allumés au dernier moment afin de guider le pilote sans être visibles du sol. Chacun des trous était recouvert d'un morceau de vitre alternativement bleu ou blanc. En bout de piste, une lampe rouge.Aussitôt largués les containers, très lourds, étaient roulés vers le chemin où se tenait la camionnette. Les armes contenues étaient ensuite descendues à la maison Artaud et de là distribuées soit par camionnette vers Paris, soit dans la ferme Mennessier vers Les Andelys pour repartir par péniche, mode de transport moins souvent contrôlé que celui de la route." Furent également décrits : la destruction des bacs à alcool de la sucrerie et la cache des parachutistes alliés dans le parc des dominicaines, visite et photos à l'appui. Les Vexin Français et Normand recèlent un nombre très dense de lieux de largage et de groupes "Prosper" : Trie-Château, Neaufles, Etrépagny. Leur histoire nous sera proposée dans l'ouvrage de Francis SUTTIL Junior.
|
|